Le rôle des Conseils d’administration des sections communales (CASEC) dans le développement territorial en Haïti soulève d’importantes questions sur la répartition des responsabilités entre les autorités locales et l’État central. Cette problématique est au cœur d’une réflexion développée par l’agronome Bonhomme Jeannel, candidat à la municipalité de Petit-Goâve aux prochaines élections, lors d’une émission consacrée aux attributions des CASEC et à leur place dans la gouvernance territoriale.
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| Agronome Bonhomme Jeannel |
Les éléments présentés dans cet article constituent un extrait de cette réflexion, qui met en lumière les responsabilités des autorités locales et celles de l’État central dans la mise en œuvre des politiques de développement territorial.
Les CASEC, des acteurs de proximité
Les CASEC occupent une place importante dans l’organisation administrative des sections communales. En tant qu’autorités locales, ils sont appelés à contribuer à l’identification des besoins de la population, à la remontée des préoccupations des habitants et à la promotion d’initiatives susceptibles d’améliorer les conditions de vie dans les communautés.
Leur proximité avec les citoyens leur permet de mieux connaître les difficultés rencontrées sur le terrain, notamment en matière d’infrastructures, d’accès aux services de base, d’aménagement du territoire et de développement économique local.
Cependant, l’efficacité de leur action dépend également des moyens humains, techniques et financiers dont ils disposent, ainsi que de leur capacité à collaborer avec les autres institutions publiques.
La responsabilité de l’État central
Le développement territorial ne saurait reposer uniquement sur les autorités des sections communales. L’État central conserve un rôle essentiel dans la définition des politiques publiques, la mobilisation des ressources nationales, la réalisation des grands projets d’infrastructures et la mise en place de mécanismes permettant de réduire les inégalités entre les territoires.
Dans cette perspective, la clarification des compétences institutionnelles apparaît indispensable. Elle doit permettre de distinguer les responsabilités propres aux CASEC de celles qui relèvent des administrations centrales et des autres collectivités territoriales.
Sans une coopération institutionnelle efficace, les initiatives locales risquent de se heurter à des contraintes financières, administratives et structurelles qui limitent leur portée.
Vers une meilleure coordination institutionnelle
La question fondamentale est donc celle de l’articulation entre les besoins exprimés à l’échelle des sections communales et les politiques de développement définies au niveau national.
Une gouvernance territoriale plus efficace suppose notamment une meilleure planification, une allocation équitable des ressources publiques, une participation citoyenne accrue et des mécanismes de suivi permettant d’évaluer les résultats des interventions de l’État.
Elle exige également que les autorités locales disposent des moyens correspondant aux missions qui leur sont légalement confiées, dans le respect du cadre juridique haïtien.
Petit-Goâve face aux défis du développement local
À l’approche des prochaines élections municipales, cette réflexion revêt un intérêt particulier pour les communautés locales, notamment à Petit-Goâve, où les enjeux de gouvernance et de développement territorial occupent une place importante dans les débats sur l’avenir de la commune.
En tant que candidat à la municipalité de Petit-Goâve, l’agronome Bonhomme Jeannel s’inscrit dans cette réflexion sur les responsabilités des institutions publiques et sur la nécessité de mieux articuler les actions des autorités locales avec celles de l’État central.
La question du développement territorial invite ainsi à réfléchir aux moyens de renforcer la participation des citoyens, d’améliorer la gestion des ressources publiques et de promouvoir des initiatives adaptées aux besoins réels des communautés.
Un enjeu majeur pour le développement d’Haïti
La réflexion sur les attributions des CASEC face aux responsabilités de l’État central renvoie à une question fondamentale : comment assurer un développement équilibré du territoire national lorsque les besoins des communautés locales ne sont pas suffisamment pris en compte dans les décisions publiques ?
La réponse passe notamment par une répartition claire des compétences, une meilleure coordination entre les institutions et une volonté politique de faire du développement local une priorité nationale.
Cette réflexion, tirée d’une émission de l’agronome BONHOMME Jeannel, candidat à la municipalité de Petit-Goâve aux prochaines élections, remet au centre du débat la nécessité de renforcer la gouvernance territoriale et de mieux définir les responsabilités de chaque niveau de l’administration publique.
Le développement des sections communales et des communes ne peut être durable que si les autorités locales, l’État central et les citoyens travaillent de manière complémentaire à la réalisation d’objectifs communs.
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Par: Vital NICOLAS
PRINCIPAL FM
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