Flávio Bolsonaro défie la justice brésilienne et quitte le pays pour les États-Unis

Le sénateur brésilien Flávio Bolsonaro aurait quitté le Brésil à destination des États-Unis, après avoir ignoré une décision de la Cour suprême lui interdisant de quitter le territoire et lui ordonnant de remettre ses passeports aux autorités. Son départ intervient au lendemain de sa défaite à l’élection présidentielle face à Luiz Inácio Lula da Silva.

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Le sénateur Flávio Bolsonaro, candidat du Parti libéral (PL) à l’élection présidentielle brésilienne, aurait quitté le pays pour les États-Unis, selon des informations rapportées mardi 27 octobre par Reuters et CNN Brasil.

Cette décision intervient après une ordonnance du juge Alexandre de Moraes, membre de la Cour suprême fédérale (STF), lui enjoignant de remettre ses passeports à la Police fédérale dans un délai de 24 heures et lui interdisant de quitter le territoire national.

D’après Reuters, le sénateur n’a pas respecté le délai fixé par la justice. La Police fédérale a alors procédé à l’annulation de ses passeports ordinaire et diplomatique.

Un départ malgré l’interdiction judiciaire

Selon Reuters, des sources proches du dossier et des responsables américains ont confirmé que Flávio Bolsonaro avait quitté le Brésil en direction des États-Unis.

Son départ soulève des questions sur les conditions dans lesquelles il a pu quitter le territoire, alors qu’il faisait l’objet d’une interdiction judiciaire de voyager.

La Police fédérale brésilienne a indiqué ne disposer d’aucune trace de sortie du sénateur par un poste régulier de contrôle migratoire. Les autorités argentines ont également affirmé ne pas avoir enregistré son entrée sur leur territoire, malgré des informations de presse évoquant un passage par Puerto Iguazú.

Une enquête pour blanchiment d’argent

Flávio Bolsonaro fait l’objet d’une enquête devant la Cour suprême fédérale pour des soupçons de blanchiment d’argent et d’évasion de devises, dans une affaire impliquant notamment l’avocat Willer Tomaz.

Le sénateur conteste les accusations et nie toute irrégularité.

Son départ intervient dans un contexte politique tendu, après sa défaite au second tour de l’élection présidentielle du 25 octobre face au président sortant Luiz Inácio Lula da Silva.

La Police fédérale doit informer le juge Alexandre de Moraes du non-respect de l’ordonnance judiciaire. D’éventuelles nouvelles mesures dépendront des décisions de la justice brésilienne.

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