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| Me Jean Marie Gaudar, avocat et citoyen engagé.© Principal FM, la Radio Citoyenne. |
L'homme de loi et citoyen engagé, Me Jean Marie Gaudar, a dressé un tableau sombre sur la crise politique multidimensionnelle haïtienne. Il estime qu'il est nécessaire de retourner à l'ordre démocratique tout en mettant l'accent sur la garantie des droits fondamentaux de la personne humaine en Haïti.
Port-au-Prince, 26 Janvier 2026.- Conformément aux principes universels de la démocratie et aux standards internationaux en matière électorale, notamment ceux consacrés par la Charte démocratique interaméricaine, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et les instruments des Nations Unies. Aucune élection ne saurait être qualifiée de libre, honnête, crédible et transparente en Haïti sans la garantie effective de la liberté de circulation, de la sécurité des électeurs, ainsi que de la protection des candidats, des acteurs politiques, du personnel électoral et des institutions chargées de l’organisation du scrutin, estime Me Jean Marie Gaudar.
L'homme de loi croit que l'absence de ces garanties fondamentales constitue une violation grave du droit de participation politique et du droit de vote, affecte substantiellement la sincérité du scrutin et prive de légitimité juridique et démocratique les résultats électoraux qui en résulteraient.
«La sécurité, en tant que condition préalable à l’exercice libre et éclairé des droits politiques, demeure une exigence essentielle ( condition sine qua non) à la tenue d’élections conformes aux normes internationales et à l’État de droit» a-t-il conclu.
Il y a pratiquement 5 jours depuis que le Conseil Présidentiel de Transition (CPT) a pris la décision de révoquer le premier ministre Alix Didier Fils Aimé à environ deux semaines de la fin de mandat dudit Conseil failli à sa mission de résoudre la crise sécuritaire et d'organiser les élections libres. La Communauté internationale dont les États-Unis et le Canada ont bloqué les tentatives du CPT contre le chef du gouvernement en qualifiant des conseillers présidents de supporteurs de groupes criminels et entraves à la lutte contre l'insécurité dans le pays en vue d'organiser les élections.
La crise persiste, l'organisation des élections libres est loin d'être une réalité.
Par: Vital Nicolas
Principal FM
radioprincipalfm1@gmail.com

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