Une trentaine de pays d'Amérique latine et des Caraïbes se réunissent à Panama pour discuter de la crise haïtienne

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Une trentaine de pays d'Amérique latine et des Caraïbes se réunissent à Panama à partir de ce lundi pour élaborer un plan d'urgence pour Haïti, confrontée à l'une des pires crises humanitaires au monde en raison de la violence des gangs.

Listin Dario 

Cette réunion intervient après que les Nations Unies n'ont pas réussi à réunir ne serait-ce que le quart des 908 millions de dollars demandés en février 2025 aux gouvernements et aux organisations internationales pour venir en aide à Haïti, selon l'Association des États de la Caraïbe (AEC).

L’objectif est d’accélérer l’aide humanitaire afin d’éviter l’effondrement d’Haïti, le pays le plus pauvre d’Amérique latine, plongé dans une profonde crise économique, politique et sociale due à la violence des bandes criminelles qui contrôlent une grande partie du territoire.

« Haïti est actuellement au cœur de l’une des crises humanitaires et sécuritaires les plus graves de l’histoire moderne de notre région », mais « la dure réalité » est que l’aide humanitaire « demeure dramatiquement insuffisante », déplore Noemí Espinoza, secrétaire générale de l’ACS.

« Au 31 décembre 2025, seuls 23,9 % des 908 millions de dollars nécessaires avaient été mobilisés », ajoute Mme Espinoza dans un document de l’ACS obtenu par l’AFP.

La réunion, menée par l’ACS, se poursuivra jusqu’à mardi et rassemblera des représentants du Mexique, de la Colombie, du Costa Rica, du Guatemala, du Venezuela, du Honduras, de la République dominicaine et du Panama, entre autres.

Ces pays, de concert avec l'ONU, s'emploieront à élaborer un plan d'aide aux plus de six millions d'Haïtiens – soit la moitié de la population – qui seront touchés par la violence, le déclin économique et une pénurie généralisée de services essentiels d'ici 2026.

Par ailleurs, l'ACS alerte sur le fait que la violence affecte 85 % de la capitale, Port-au-Prince ; 12 % de la population haïtienne est déplacée et son économie est « prise au piège d'une récession persistante ».

Des bandes criminelles, accusées de meurtres, de viols, de pillages et d'enlèvements, sévissent en Haïti depuis longtemps. En 2024, elles ont même contraint le Premier ministre de l'époque, Ariel Henry, à la démission.

Actuellement, la police haïtienne mène une offensive contre ces groupes criminels avec le soutien d'une force internationale.

Vendredi dernier, le secrétaire d'État américain, Marco Rubio, a exprimé son soutien au Premier ministre haïtien, Alix Fils Aimé, dans sa lutte contre les bandes terroristes et ses efforts pour stabiliser l'île.


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