Le gouvernement haïtien et l’Organisation des États américains (OEA) explorent de nouvelles pistes de coopération autour de la protection de l’environnement, de la création d’emplois pour les jeunes et de la stabilisation des territoires. Cette initiative, baptisée « Territoires propres, sûrs et résilients », prévoit notamment des interventions dans cinq départements géographiques du pays.
Le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé s’est entretenu, le jeudi 8 octobre, avec Mark Lambrides, directeur du Département du développement durable de l’OEA, afin d’examiner les perspectives de mise en œuvre de ce projet. Le ministre de l’Environnement, Valéry Fils-Aimé, et Catherine Pognat, représentante résidente du Secrétaire général de l’OEA en Haïti, ont également participé aux échanges.
Cinq départements ciblés
Le projet « Territoires propres, sûrs et résilients » concerne les départements de l’Ouest, de l’Artibonite, du Nord, du Nord-Est et du Centre. Il s’articule autour de plusieurs axes prioritaires, notamment la gestion durable des déchets, la reforestation communautaire et la formation d’au moins 2 000 jeunes leaders.
Ces jeunes devraient être mobilisés pour promouvoir la responsabilité environnementale, encourager l’engagement citoyen et contribuer au renforcement de la cohésion sociale au sein de leurs communautés.
Au-delà des enjeux écologiques, cette initiative entend favoriser l’insertion professionnelle des jeunes, tout en renforçant la capacité des communautés à faire face aux difficultés environnementales et sociales.
Environnement, emploi et stabilisation des territoires
Le programme envisagé s’inscrit également dans une perspective de stabilisation des territoires confrontés à l’insécurité et aux déplacements de population. Les actions projetées visent notamment à contribuer à la création de conditions favorables au retour sûr et digne des familles déplacées.
Cette approche entend associer les interventions environnementales aux efforts nationaux de rétablissement de la sécurité et de renforcement de la résilience communautaire.
Vers une feuille de route opérationnelle
Les discussions entre les autorités haïtiennes et la délégation de l’OEA ont également porté sur la finalisation du projet, les mécanismes de financement nécessaires à sa réalisation et l’accompagnement de la Primature.
L’élaboration d’une feuille de route doit permettre de préciser les modalités de lancement des premières interventions, sous la coordination du ministère de l’Environnement et en collaboration avec les institutions concernées.
Cette rencontre fait suite à la récente visite du Secrétaire général de l’OEA en Haïti, à l’issue de laquelle Mark Lambrides a été chargé d’effectuer une mission de quatre jours consacrée aux priorités environnementales du pays.
La concrétisation de cette initiative dépendra désormais de la finalisation du projet, de la mobilisation des ressources financières et de la coordination entre les partenaires impliqués.
Pour Haïti, ce programme représente une perspective de rapprochement entre protection de l’environnement, insertion des jeunes et renforcement de la stabilité des communautés.
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