Face aux conditions de fonctionnement jugées inappropriées du Tribunal de paix de Pétion-Ville, Me Jean Rodrick André, candidat à la députation pour cette commune sous la bannière du parti politique EDE, appelle les autorités compétentes à agir rapidement pour relocaliser cette institution judiciaire dans un espace digne, sécurisé et salubre.
Dans une correspondance ouverte datée du 4 octobre 2026, le bureau politique du candidat attire l’attention des pouvoirs publics sur la situation dans laquelle évoluent quotidiennement les magistrats, les avocats, les greffiers et les autres membres du personnel judiciaire. Selon cette démarche, les conditions actuelles d’accueil et de travail ne répondraient ni aux exigences minimales du bon fonctionnement de la justice ni à la dignité d’une institution républicaine.
Un tribunal dans des conditions préoccupantes
Pour Me Jean Rodrick André, la relocalisation du Tribunal de paix de Pétion-Ville constitue une nécessité qui ne saurait être reléguée au second plan. Il estime que le maintien de cette institution dans un environnement inadapté risque de compromettre son bon fonctionnement et de porter préjudice aux professionnels du droit ainsi qu’aux citoyens qui y viennent chercher justice.
Dans sa correspondance, le candidat met notamment en garde contre le risque de voir les lieux se transformer davantage en un « véritable marché », une situation qui, selon lui, serait incompatible avec le sérieux, l’ordre et la dignité qu’exige le fonctionnement d’un tribunal.
Le CSPJ et le gouvernement interpellés
Face à cette situation, Me Jean Rodrick André lance un appel pressant au Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ), au ministère de la Justice et de la Sécurité publique, à la Primature et aux autorités municipales concernées. Il les invite à prendre les dispositions nécessaires pour identifier, dans les meilleurs délais, un espace approprié et sécurisé pouvant accueillir le tribunal.
La correspondance fait également état de démarches qui seraient engagées au plus haut niveau de l’État en vue de trouver un local adapté à cette institution. Toutefois, aucune précision supplémentaire n’est apportée sur l’emplacement envisagé, le calendrier de relocalisation ou les mesures concrètes déjà adoptées.
Le bureau politique insiste sur la nécessité de dépasser les lenteurs administratives habituelles et de faire de ce dossier une priorité, afin d’éviter une aggravation des difficultés auxquelles sont confrontés les acteurs judiciaires et les justiciables.
La dignité de la justice au cœur des revendications
Au-delà de la question des infrastructures, cette démarche soulève le problème plus large des conditions matérielles dans lesquelles la justice est rendue en Haïti. Pour Me Jean Rodrick André, une institution judiciaire doit disposer d’un environnement conforme à sa mission et à son statut au sein de la République.
« La justice élève une nation », rappelle-t-il dans son appel, soulignant que les conditions dans lesquelles elle fonctionne influencent également l’image de l’institution judiciaire et celle du pays.
À travers cette correspondance ouverte, le candidat à la députation pour Pétion-Ville entend ainsi placer les autorités devant leurs responsabilités et réclamer une réponse rapide à une situation qu’il juge préoccupante.
Le message est clair : la relocalisation du Tribunal de paix de Pétion-Ville ne doit plus être une simple perspective administrative, mais une priorité nécessitant des mesures concrètes au bénéfice des magistrats, des auxiliaires de justice et, surtout, des justiciables.
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