Petit-Goâve : la protection civile et la mairie inspectent la passe de la digue face aux risques de crue

Les autorités locales et les responsables de la Protection civile renforcent leur vigilance face aux risques de débordement de la rivière La Digue. Le directeur général de la Protection civile, accompagné de son équipe et de représentants de la mairie de Petit-Goâve, sous la conduite du maire Fedner Admirable Hilaire, a effectué, Jeudi, une visite d’inspection à la passe de la Digue afin d’évaluer la situation et d’identifier les mesures nécessaires pour protéger la population.


Screenshot

Cette visite s’inscrit dans une démarche de prévention des risques liés aux crues de la rivière, particulièrement au niveau du pont de la Digue, une infrastructure importante pour la circulation et les échanges dans la commune.

Une inspection axée sur la prévention des risques

Au cours de cette visite, les responsables ont cherché à mieux apprécier les risques associés aux éventuels débordements de la rivière et leurs conséquences potentielles sur les infrastructures et les communautés avoisinantes.

L’évaluation porte notamment sur les menaces que pourrait représenter une montée des eaux pour le pont de la Digue, ainsi que sur la nécessité d’identifier des solutions adaptées aux conditions observées sur le terrain.

La démarche vise également à renforcer la coordination entre les autorités municipales et les institutions nationales chargées de la gestion des risques et des catastrophes.

Toutefois, les résultats techniques détaillés de cette inspection, notamment concernant l’état actuel du pont et les éventuelles mesures correctives retenues, n’ont pas été précisés dans les informations communiquées par la mairie.

La Digue, une rivière marquée par des inondations meurtrières

La situation de la rivière La Digue rappelle les conséquences dramatiques que peuvent provoquer les crues dans la commune de Petit-Goâve.

En octobre 2025, le passage de l’ouragan Melissa avait entraîné d’importants débordements, provoquant des inondations meurtrières et des dégâts matériels considérables. Plusieurs quartiers avaient été touchés, tandis que des habitations avaient été détruites ou inondées.

Selon un bilan rapporté par le Réseau national de défense des droits humains (RNDDH) après la catastrophe, au moins 25 personnes avaient perdu la vie dans la commune de Petit-Goâve. La montée des eaux avait notamment affecté les zones de La Digue et de Borne-Soldat.

La catastrophe avait également mis en évidence la vulnérabilité des habitants vivant à proximité des cours d’eau, ainsi que les difficultés liées à la protection des infrastructures en période de fortes pluies.

Ces événements soulignent l’importance d’une surveillance régulière des rivières et d’interventions préventives avant les épisodes de précipitations susceptibles de provoquer de nouvelles crues.

Le pont de la Digue, un enjeu majeur pour la circulation

Au-delà des risques pour les habitations, le pont de la Digue constitue un point névralgique pour les déplacements dans la région.

Les précédents événements météorologiques ont montré les conséquences qu'une détérioration ou une interruption de la circulation à cet endroit peut avoir sur les usagers de la route.

En octobre 2016, le passage de l’ouragan Matthew avait entraîné l’effondrement du pont de la Digue, interrompant la circulation sur la route nationale numéro 2 et compliquant les déplacements entre plusieurs régions du pays. Cet épisode avait illustré la vulnérabilité des infrastructures routières face à la puissance des crues.

La protection de cet ouvrage représente donc un enjeu qui dépasse le seul cadre communal. Elle concerne la sécurité des riverains, la mobilité des personnes, le transport des marchandises et la continuité des activités économiques.

Des interventions techniques déjà engagées en 2026

La nécessité d’intervenir sur la rivière La Digue avait également été mise en avant au cours de l’année 2026.

Dans un article publié le 27 mai 2026, le média iciHaïti rapportait que des opérations de calibrage du lit de la rivière étaient en cours, dans le cadre des interventions visant à améliorer la sécurité des communautés avoisinantes et à réduire les risques d’inondation.

Des travaux de déblayage et d’enlèvement des alluvions étaient également signalés sur la route nationale numéro 2, après l’accumulation de matériaux transportés par les eaux.

Ces opérations témoignent de l’importance des interventions d’entretien et de gestion des cours d’eau dans une zone régulièrement exposée aux inondations. Elles ne permettent toutefois pas, à elles seules, de conclure que tous les risques ont été éliminés ou que l’ensemble des travaux nécessaires a été achevé.

La visite du 15 octobre 2026 prend ainsi place dans un contexte où la prévention, l’entretien des infrastructures et la recherche de solutions durables demeurent des préoccupations essentielles.

La mairie de Petit-Goâve appelle à une réponse durable

À travers cette démarche, la mairie de Petit-Goâve réaffirme son engagement à travailler avec les institutions compétentes afin de trouver une solution durable au problème du pont de la Digue.

L’administration municipale reconnaît l’importance de cette infrastructure pour la population et entend mobiliser les moyens disponibles, en collaboration avec les autorités concernées, afin de contribuer à la réduction des risques.

La résolution de cette situation nécessite cependant une approche coordonnée, associant les autorités locales, les services de la Protection civile et les institutions techniques responsables des infrastructures publiques.

Parmi les mesures à examiner figurent l’évaluation technique du pont, l’entretien du lit de la rivière, la gestion des alluvions et le renforcement des dispositifs de prévention et d’alerte. La pertinence de chacune de ces interventions doit être déterminée à partir d’études techniques adaptées aux caractéristiques de la rivière et de son bassin versant.

La prévention doit également prendre en compte les conditions environnementales qui favorisent l’érosion et l’accumulation de sédiments dans les cours d’eau.

La protection des vies humaines au cœur des priorités

La visite d’inspection de la passe de la Digue rappelle que la gestion des risques naturels ne peut se limiter à des interventions ponctuelles après une catastrophe.

Elle exige une surveillance continue, une planification des travaux et une coordination efficace entre les institutions publiques. Elle suppose aussi une sensibilisation des habitants des zones exposées afin qu’ils puissent adopter des comportements adaptés en cas de montée des eaux.

En période de fortes pluies, les autorités et les riverains doivent notamment rester attentifs aux alertes officielles et éviter de traverser les cours d’eau en crue.

Pour Petit-Goâve, l’enjeu est désormais de transformer les constats de terrain et les expériences douloureuses du passé en actions concrètes, capables de réduire durablement les risques auxquels la population est exposée.

En réaffirmant sa volonté de collaborer avec les institutions compétentes, la mairie entend contribuer à la recherche d’une réponse durable à cette problématique.

La sécurité de la population, la protection des infrastructures et la prévention des catastrophes restent des impératifs pour construire une commune plus sûre et plus résiliente.

Par : Vital NICOLAS 

PRINCIPAL  NEWS / PRC News radioprincipalfm1@gmail.com 

Enregistrer un commentaire

Plus récente Plus ancienne