En Haïti, l’ECCREDHH dénonce « avec la plus grande fermeté le cynisme et l’irresponsabilité de la classe dirigeante»

Des Haïtiens contraints de fuir leurs foyers face à la montée de la violence criminelle à Port-au-Prince, Haïti, le 9 mars 2024. © 2024 Guerinault Louis/Anadolu via Getty Images

L’Ensemble des Citoyens Compétents à la Recherche de l’Égalité des Droits de l’Homme en Haïti (ECCREDHH), dans un communiqué de presse, mercredi 4 mars 2026, exprime sa profonde indignation face à la descente aux enfers de la nation, marquée par une misère généralisée et des violations systématiques des droits fondamentaux de la personne humaine, le tout dans un silence complice ou impuissant.

L’ECCREDHH dénonce avec la plus grande fermeté le cynisme et l’irresponsabilité de la classe dirigeante. Le Conseil Présidentiel de Transition (CPT), malgré une mission claire et des privilèges exorbitants, a failli à ses obligations historiques et constitutionnelles. Au lieu de restaurer l’autorité de l’État, ses membres ont été associés à la dilapidation des fonds publics et à la déstabilisation des institutions républicaines.

Le bilan de cette période de transition est catastrophique :

a)      Insécurité galopante : Une expansion sans précédent du contrôle territorial par les groupes armés.

b)      Droits économiques et sociaux bafoués : Absence totale de mesures pour la création d’emplois, la lutte contre la pauvreté et la sécurité alimentaire.

c)      Détresse de la jeunesse : Une augmentation alarmante du décrochage scolaire et de l’exploitation sexuelle des jeunes filles.

Malgré le renouvellement des visages au sein de l’exécutif, la structure du pouvoir reste verrouillée par les mêmes acteurs politiques, perpétuant un système qui ignore les souffrances des masses défavorisées. L’ECCREDHH rappelle que la Constitution haïtienne et les conventions internationales ratifiées par Haïti imposent à l’État l’obligation de garantir le respect des droits humains sans discrimination.

Face à l’échec prévisible d’une transition qui refuse de rompre avec les pratiques du passé, l’ECCREDHH appelle à un dialogue constructif et sincère pour rétablir l’État de droit.

En conséquence, l’Organisme de Défense des Droits Humains (ECCREDHH) interpelle directement le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé : il est impératif d’agir sans délai. Le gouvernement a l’obligation juridique et morale de prendre des mesures concrètes pour garantir la sécurité, l'intégrité physique et la dignité de chaque citoyen haïtien.

« La passivité n'est plus une option. Le respect des droits humains doit cesser d'être un discours pour devenir une réalité tangible ».

Principal FM

radioprincipalfm1@gmail.com


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