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Massacre à Jean-Denis dans la nuit du 28 au 30 mars 2026, dans le département de l’Artibonite. Le bilan, même provisoire, est lourd. La Police Nationale d'Haïti (PNH ) de son côté informe que de concert avec les forces kényanes chassent les bandits du gang « Gran Grif » et sauvent des vies à Jean-Denis.
Triste réalité, on dénombre plus de 70 morts, une trentaine de blessés et une cinquantaine de maisons incendiées par les bandits. Selon le Collectif Défenseurs Plus et le Collectif pour Sauver l’Artibonite, la violence des gangs dans le département a provoqué le déplacement de plus de 6 000 personnes. Jusqu’à ce lundi matin, le chef du gouvernement intérimaire, qui dirige seul le pays depuis le 7 février, n’a toujours pas réagi. En tant que chef du CSPN, Alix Didier Fils-Aimé a failli à sa mission, regrettent les Artibonitiens, livrés à eux-mêmes face aux massacres perpétrés par les gangs.
Dans une note en circulation la Police a écrit que « le dimanche 29 mars 2026 au matin, plusieurs policiers de Saint Marc, appuyés par des policiers kényans de la Force de répression des gangs (FSG), sont intervenus dans la localité de Jean-Deni pour secourir la population attaquée par le gang « Gran Grif » de Savien.
Avant l'arrivée des forces de l'ordre, les bandits avaient bloqué la route et creusé de larges tranchées pour empêcher le passage des policiers. Ces derniers, déployés avec trois véhicules blindés, ont dû d'abord colmater ces tranchées ; cette situation a permis aux criminels de faire plusieurs victimes et d'incendier des maisons avant de prendre la fuite. Lorsque les bandits ont aperçu le déploiement des forces de sécurité sur le terrain, ils ont tous pris la fuite, laissant derrière eux les dégâts qu'ils avaient causés.
Après que la police a repris le contrôle de la situation, la population, aux côtés des forces de l'ordre, a transporté les blessés et les corps au poste de police de Senmak. Un juge de paix de Senmak, M. Michel Faneld, a procédé à l'enquête. Selon le rapport du magistrat, 16 personnes sont décédées et 10 autres ont été blessées par balles. Les blessés ont été transportés d'urgence à l'hôpital et les corps à la morgue.
La Police Nationale d'Haïti (PNH) a immédiatement pris le contrôle de la zone, sécurisé les lieux et rétabli l'ordre. Les opérations se poursuivent afin de rattraper les bandits retranchés dans la forêt et de garantir la sécurité des habitants».
La note est contraire à la réalité présentant sur le terrain, la population est livrée à elle-même, aucune opération policière anti-gang n'a été menée depuis septembre 2025. Même des véhicules blindés de transport de troupes donnés au commissariat des Gonaïves ont été repris la même semaine. La population est sans secours !
Principal FM
radioprincipalfm1@gmail.com
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