Justice-Éducation : Quand le Québec consacre le génie que le CSPJ voulait détruire

 La nomination du magistrat Ikenson Edumé à la Cour du Québec, le 27 avril 2026, résonne comme un séisme autant qu'une réhabilitation qui ne dit pas son nom. En réussissant le concours ultra-sélectif du ministère de la Justice du Québec pour devenir juge de paix de catégorie 2, cet ancien président du RENAMAH originaire de Petit-Goâve inflige la plus cinglante des réponses à ceux qui avaient planifié sa mort professionnelle en Haïti

Me Ikenson Edumé / photo archives.


Il faut appeler les choses par leur nom : en janvier 2023, le Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ) d'Haïti publiait un arrêt de mort académique en émettant un avis de non-certification contre Me Edumé, l'accusant de détenir un « faux diplôme ». Cette sentence, tombée dans le cadre d'un processus d'épuration souvent critiqué pour ses règlements de comptes politiques et son absence totale de voies de recours, l'avait cloué au pilori de l'opinion publique. Mais le génie et la rigueur ne se laissent pas abattre par les décrets d'un système à la dérive.

Cette décision inique met en lumière la légèreté coupable, la perfidie et l'incompétence des membres du CSPJ qui siégeaient à l'époque. Guidés par des agendas cachés et des logiques de règlement de comptes plutôt que par la rigueur du droit, ces conseillers ont agi en fossoyeurs du mérite. En se basant sur des accusations d’acquisition de faux titres jamais prouvées, et en refusant toute vérification contradictoire sérieuse pour complaire à des clans politiques ou corporatistes, ils ont délibérément choisi de sacrifier la réputation d'un magistrat chevronné et irréprochablement formé. Aujourd'hui, leur machination sans fondement s'effondre : l'histoire retiendra que ces juges haïtiens ont banni un homme sur la base de pures calomnies, alors que le rigoureux système canadien le consacre, étalant ainsi leur propre médiocrité à la face du monde.

Trois ans plus tard, le contraste est saisissant, presque ironique pour les bourreaux de sa carrière en Haïti. Après avoir décroché sa maîtrise à l'École nationale d'administration publique (ENAP) au Canada en novembre 2025, Me Edumé a passé au crible les filtres impitoyables de la justice canadienne. Le Québec, réputé pour son intransigeance institutionnelle et la vérification obsessionnelle des compétences professionnelles, a validé son parcours sans l'ombre d'un doute. Là où les instances haïtiennes ont crié à la fraude sans jamais apporter le début d'une preuve pour écarter un réformateur gênant, l'Occident a reconnu et consacré l'excellence.

Ce dénouement magistral est une leçon de résilience brute. Il met à nu les failles, les incohérences et l'arbitraire qui gangrènent trop souvent les institutions judiciaires en Haïti, capables de sacrifier leurs plus brillants cerveaux sur l'autel des guerres d'influence. En prêtant serment à la Cour du Québec, Me Ikenson Edumé ne prend pas seulement une nouvelle fonction : il signe le triomphe absolu du mérite sur la machination. Pour Haïti, c’est une immense perte ; pour le Québec, une acquisition majeure ; et pour l'histoire, une implacable justice.


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Principal FM 

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