À l’occasion du 220e anniversaire de l’assassinat de Jean-Jacques Dessalines, le parti politique Démocrate Engagé Pour une Haïti Forte et Inclusive (DEHFI) a organisé, ce samedi, une rencontre de réflexion autour du leadership, de la vision politique et du bien-être collectif. Sous l’impulsion de son coordonnateur général, le docteur Martial Bénêche, également candidat au Sénat pour le département de l’Ouest, les échanges ont mis l’accent sur l’urgence d’un dialogue national sans exclusion et la nécessité d’un consensus entre les forces vives du pays pour sortir Haïti de la crise. Inspirée des idéaux dessaliniens de liberté, de souveraineté et de dignité humaine, cette initiative appelle à dépasser les divisions politiques pour privilégier l’intérêt national et rechercher des solutions durables aux défis du pays.
![]() |
| Table ronde DEHFI |
Deux cent vingt ans après l’assassinat de Jean-Jacques Dessalines, le 17 octobre 1806, son héritage demeure une référence majeure dans l’histoire politique et sociale d’Haïti.
Figure emblématique de la révolution haïtienne et artisan de l’indépendance proclamée le 1er janvier 1804, il incarne la lutte contre l’esclavage, l’affirmation de la liberté et la volonté d’un peuple de prendre en main son propre destin.
Pour les organisateurs, cette date historique ne saurait se réduire aux hommages traditionnels. Elle constitue également une occasion d’interroger les responsabilités des générations actuelles dans la préservation des acquis de l’indépendance et la construction d’un avenir meilleur.
La réflexion engagée par DEHFI pose ainsi une question fondamentale : comment faire des idéaux dessaliniens une source d’inspiration pour les décisions politiques, économiques et sociales dans un pays confronté à de profondes difficultés ?
L’enjeu consiste notamment à placer la souveraineté nationale, la justice sociale et le respect de la dignité humaine au cœur de l’action publique, afin que la liberté conquise au prix de lourds sacrifices se traduise par une amélioration tangible des conditions de vie des citoyens.
Martial Bénêche au cœur des échanges sur l’avenir du pays
Dans un contexte marqué par l’insécurité, les difficultés économiques, la fragilisation des institutions et les incertitudes politiques, la question du leadership occupe une place déterminante dans les débats sur l’avenir national.
En sa qualité de coordonnateur général du parti Démocrate Engagé pour une Haïti Forte et Inclusive (DEHFI) et de candidat au Sénat pour le département de l’Ouest, le docteur Martial Bénêche a pris part à cette réflexion en tant que principal intervenant.
Les discussions ont mis en évidence l’importance d’une direction politique fondée sur le dialogue, la responsabilité et la recherche du bien-être collectif. L’accès au pouvoir ne constitue pas une finalité en soi : il doit s’accompagner d’une vision claire et d’une capacité à répondre aux préoccupations de la population.
La restauration de la confiance citoyenne, le renforcement des institutions et la recherche de solutions aux problèmes structurels du pays apparaissent, dans cette perspective, comme des priorités incontournables.
![]() |
| Docteur Martial Bénêche | Photo archives |
DEHFI défend une démarche politique inclusive
L’un des principaux messages de cette rencontre réside dans la nécessité de parvenir à un consensus national sans exclusion.
Face à la profondeur de la crise, la recherche d’une issue durable exige, selon l’orientation défendue lors de cette activité, un dialogue ouvert aux différentes forces vives de la nation. L’objectif est de favoriser les rapprochements entre les acteurs concernés par l’avenir du pays, malgré leurs divergences politiques, idéologiques ou institutionnelles.
Une telle démarche suppose de dépasser les initiatives isolées et les arrangements limités à un cercle restreint de responsables. Elle appelle plutôt à la mise en place d’un cadre de concertation permettant aux différentes composantes de la société de participer à la définition des priorités nationales.
Le consensus apparaît ainsi comme un moyen de réduire les divisions, de rétablir la confiance entre les acteurs et de rechercher des réponses collectives aux difficultés structurelles d’Haïti.
Toutefois, la portée d’un tel engagement dépendra de sa traduction dans les faits. Le dialogue doit s’accompagner d’objectifs clairement définis, de responsabilités assumées et d’une volonté réelle de privilégier l’intérêt général.
La participation des jeunes, des femmes, des travailleurs, des entrepreneurs et des communautés les plus vulnérables est également essentielle pour que les préoccupations de la population soient prises en compte dans les décisions.
Dans un contexte aussi difficile, la concertation ne constitue donc pas simplement une option politique : elle représente une démarche susceptible de contribuer à la recherche de solutions mieux adaptées aux attentes de la société haïtienne.
Liberté, souveraineté et dignité : les enseignements de l’idéal dessalinien
L’appel au rassemblement national trouve également un écho dans l’héritage historique de la révolution haïtienne. En renversant l’ordre colonial esclavagiste, celle-ci a affirmé le droit d’un peuple à la liberté et à l’autodétermination.
Cet acquis fondamental invite aujourd’hui à réfléchir à la place de chaque citoyen dans la construction de la nation et dans la définition des orientations collectives.
Dans cette perspective, un consensus national véritable ne devrait pas se limiter à un accord entre dirigeants politiques. Il devrait aussi contribuer à l’établissement d’un cadre dans lequel les droits des citoyens sont respectés et leurs aspirations prises en considération.
La liberté demeure fragile lorsque l’insécurité, la pauvreté et l’exclusion privent une partie de la population de perspectives d’avenir. De même, la souveraineté nationale ne peut pleinement se concrétiser sans des institutions capables de protéger les citoyens, de faire respecter la loi et de garantir l’accès aux services essentiels.
L’héritage de Dessalines invite ainsi à concevoir la nation comme un espace de solidarité et de responsabilité collective, où la dignité humaine doit primer sur les intérêts particuliers.
De la réflexion aux engagements concrets
Si les échanges organisés par DEHFI ont mis en avant l’importance du dialogue et du leadership, le principal défi reste celui de la mise en œuvre de solutions concrètes.
La sécurité, le fonctionnement des institutions, la relance économique, la justice sociale et la restauration de la confiance citoyenne figurent parmi les domaines qui nécessitent une attention urgente.
Pour produire des résultats durables, un consensus national doit se traduire par des engagements vérifiables, une répartition claire des responsabilités et des mécanismes permettant d’évaluer les progrès accomplis.
La recherche d’un compromis ne signifie pas pour autant l’effacement des divergences. Elle implique plutôt la capacité de les exprimer et de les dépasser par des moyens pacifiques, dans le respect des principes démocratiques et des droits fondamentaux.
La démarche mise en avant lors de cette rencontre souligne donc l’importance d’une culture politique privilégiant la concertation, la responsabilité et la recherche de solutions communes.
Un appel à dépasser les divisions pour reconstruire la confiance
En organisant cet espace de réflexion à l’occasion du 17 octobre, DEHFI a placé le leadership politique et la responsabilité nationale au centre de la commémoration de Jean-Jacques Dessalines.
Sous l’intervention principale du docteur Martial Bénêche, les discussions ont notamment mis en évidence la nécessité d’un consensus sans exclusion pour contribuer à la résolution de la crise haïtienne.
Deux cent vingt ans après la disparition du père fondateur de la nation, cette initiative rappelle que la mémoire historique prend toute sa portée lorsqu’elle nourrit la réflexion sur les défis du présent et les perspectives d’avenir.
Pour Haïti, l’enjeu est désormais de transformer les appels à l’unité en une dynamique politique concrète, fondée sur le respect des différences, la défense de la souveraineté nationale et la recherche du bien-être collectif.
Face à l’ampleur des difficultés actuelles, le dialogue inclusif apparaît comme une piste à explorer pour reconstruire la confiance, réduire les antagonismes et redonner toute sa portée à l’idéal de liberté qui a présidé à la naissance de la nation haïtienne.
Par Vital NICOLAS
Principal News

