L'avenir volé des enfants d'Haïti : entre diplôme d'or et Kalachnikov

 À seulement 28 ans, la fille de l’ancien président Jean-Bertrand Aristide, Michaelle Aristide, a obtenu son doctorat aux États-Unis. Ce succès montre le grand potentiel de la jeunesse haïtienne quand elle a accès à un environnement stable et à de bonnes écoles.

La fille de l'ex-président Jean-Bertrand Aristide, Michaëlle Aristide, âgée de 28 ans, soutient avec succès sa thèse de doctorat dans une université aux États-Unis.    Photo collage ® Principal FM 


L’annonce a fait le tour des réseaux sociaux et provoqué de nombreuses réactions, une réussite qui met en lumière d'une injustice douloureuse.

Pendant que les chefs politiques protègent l'avenir de leurs enfants dans les grandes universités du monde, une tout autre vie attend les enfants des quartiers pauvres. Pour les jeunes de Cité Soleil ou de Bel-Air, le cadeau des dirigeants n'a pas été le dictionnaire, mais le fusil d’assaut.

Ce double discours est le grand problème de notre gouvernement. D'un côté, les dirigeants paient des études très chères à l'étranger pour leurs enfants, loin du chaos. De l'autre, ils profitent de la misère. Des générations de jeunes pauvres ont été transformées en cibles, armées par les calculs des politiciens pour obtenir le pouvoir.

L'ironie est totale. Les discours qui promettaient d'aider les pauvres ont finalement installé la violence des gangs. Les armes données hier dans les quartiers populaires ont détruit l'avenir de milliers de jeunes Haïtiens. Aujourd'hui, ils sont coincés dans la criminalité ou meurent très jeunes, sans aucune chance d’étudier.

La réussite de cette jeune doctorante prouve une chose : l’intelligence des enfants d'Haïti est la même partout. Ce qui manque aux enfants des ghettos, ce n’est pas le talent, ce sont les opportunités. Si nos dirigeants croyaient vraiment en la jeunesse, ils auraient construit de bonnes écoles ici, en Haïti, au lieu de distribuer des armes de guerre.

Ce texte ne critique pas la réussite d'une jeune femme. Il dénonce l'hypocrisie d'un système. Il faut exiger des leaders qu'ils donnent aux enfants du peuple les mêmes chances qu'à leurs propres enfants. Tant que les livres seront réservés aux enfants du pouvoir et les armes laissées aux enfants des ghettos, Haïti restera un pays d’inégalités et de violence.

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Par: Max Wood Cangé

Principal FM 

radioprincipalfm1@gmail.com

1 Commentaires

  1. : Max Wood Cangé
    Map diw tex sa siw se yon moun ki reflechi ou patap ekri sa pou Aristide
    Paske Aristide pran 2 manda premye li fè 1 nan 7 mwa dezyèm manda li fè 3 zan sou sanksyon entènasyonal grès kochon ki tap kwit kochon malgre sa li se prezidan ki konstui plis Lekòl li fè laboratwa nasyonal li yon lopital li fè wout li fè anpil plas piblik e anpil projè lojman ki te kòmanse ki pa gentan fini nan zòn defavorize yo
    Si pandan 2 manda ki ta dwe dire 10 zan prezidan pa menm fè 5 kan pou tou 2 ki sa ou ka reprochel
    Al reflechi sou sa
    Merci

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