Dans une note publiée sur les réseaux sociaux, l'ancienne première dame, Martine Moïse, a réagit face aux informations du Carnet de note du Président Jovenel Moïse, assassiné en son domicile à Pèlerin 5, une localite de la Commune de Pétion-Ville. L'ex première dame a déclaré que « le carnet du président Jovenel Moïse était à son domicile, et c'est là qu'il prenait toutes ses notes importantes » alors que après l'assassinat du président Moïse, ce carnet se trouve entre les mains de Pierre Espérance, président d'un organisation de droits Humains en Haïti RNDDH.

Le Président du RNDDH, Pierre Espérance et l'ancienne Première dame Martine Moïse | Photo Collage | ilus
La déclaration de l'ancienne Première dame, Martine Moïse :
Grâce à Dieu et à la nature, les révélations survenues au cours des 59 derniers mois, depuis l'assassinat du président Jovenel Moïse et la tentative d'assassinat du 7 juillet 2021, ont permis de faire la lumière sur cette affaire et de désigner les coupables malgré la dissimulation. La vigilance du peuple n'a rien laissé passer.
Après la tentative d'assassinat du président Jovenel Moïse par des oligarques et des politiciens corrompus de Tibwa, avec le soutien d'un juge de la Cour de Cassation, le 7 février 2021, une organisation de droits Humains corrompue en Haïti a déclaré que les auteurs de cet attentat étaient des prisonniers politiques. Face à la pression populaire, 59 mois plus tard, le discours a changé. Cette organisation corrompue reconnaît désormais que ce qui est arrivé à Tibwa était un véritable coup d'État.
Il s'agit de cette même organisation de droits Humains qui a tenté de discréditer mon mari, Jovenel Moïse, à la présidence en falsifiant les documents financiers de l'UCREF. Dans ce faux registre, ils ont enregistré des transactions en gourdes, en les faisant passer pour des dollars.
C'est pourquoi beaucoup s'étonnent de voir l'un des instigateurs du scandale de corruption de l'UCREF nommé juge à la cour d'appel de Port-au-Prince. Cette même cour d'appel où suit son parcours l'affaire de l'assassinat du président Jovenel et de la tentative d'assassinat dont j'ai été victime.
Le peuple, nous observons d'en haut, nous observons d'en bas !
Les corrompus de droite ont passé quatre ans et cinq mois à salir la réputation du président Jovenel Moïse et à dénigrer sa famille jusqu'à l'assassiner. Même après l'assassinat, ils ont poursuivi leurs basses besognes, alimentées par la propagande mensongère de l'opération bolivienne qui ne faiblit pas.
Ils continuent de profaner la mémoire du président Jovenel Moïse. Ils ont même tenté de me discréditer et de salir ma famille sur plusieurs stations de radio. Cela ne nous a pas découragés dans le combat. Nous savons que justice triomphera. Le carnet du président Jovenel Moïse était à son domicile, et c'est là qu'il prenait toutes ses notes importantes.
Même si l'ordonnance du juge n'a pas encore été exécutée et que ce document, classé secret d'État, n'a pas encore été retrouvé, la justice doit triompher.
Même si des négociations sont en cours pour protéger les criminels qui ont assassiné mon mari, notre président, et qui m'ont tiré dessus le 7 juillet 2021, la justice doit triompher.
Même si, 59 mois plus tard, on continue de rechercher les commanditaires financiers et intellectuels de ce crime odieux contre la nation, contre le peuple, la justice doit triompher.
Peuple haïtien, je vous remercie infiniment pour vos prières, pour le soutien moral que vous m'avez apporté, ainsi qu'à ma famille, durant ces 59 mois où des criminels ont continué de nous prendre pour cible.
Enfants de la diaspora, je vous remercie du fond du cœur de m'avoir accompagnée, ainsi que le président Jovenel Moïse, au tribunal fédéral de Miami.
Je prie pour que Dieu continue de veiller sur Haïti, et en particulier sur les enfants les plus vulnérables.
La justice, Dieu, est un fardeau, mais un jour le salut viendra.
Principal FM
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